The Vintage Corner



Editoriaux - Janvier 2010



Editorial 2010

Rémi se morfondait tantôt en constatant  "Les lecteurs qui pourrissent parce qu'en drive ils marcheraient mieux" alors que Jonathan se demandait à quoi pouvaient bien servir les modules SPDIF et Clock de TVC. Voici donc l'éditorial de 2010 qui va tenter de mettre en relation ces deux points. Attachez vos ceintures, nous allons mélanger passé, présent et futur afin d'éviter à vos lecteurs vintages de rejoindre la benne ou la baie.

Les modules de Rémi ont deux fonctions : qualité du signal SPDIF et qualité de l'horloge.


Module SPDIF

Le premier module fabrique un signal SPDIF du premier ordre. Les articles sur le sujet sur le site de TVC sont clairs, quoique parfois assez techniques. Les fronts de montée et descente sont "parfaits" et les plateaux sont. Plat et horizontaux. En plus, le module propose une sortie BNC qui permet de s'affranchir des problèmes de câble : l'atténuation dépends du câble et peut aller jusqu'à un kilomètre, ce qui devrait convenir aux salons les plus spacieux. Le plus onéreux, ce sont les connecteurs (Radial) et la pince à sertir : pas de soudure car le signal passerait dedans et s'en trouverait alétré. Le câble BNC à 50€ propose d'excellentes mesures et mange n'importe quel câble RCA pour son petit déjeuner.

Module SPDIF :

 



Pour comparaison, voici le signal SPDIF d'un Marantz CD94, sommet de la gamme Marantz en 1987 à gauche et d'un vulgaire Philips CD931 modifié avec les modules :






 
La qualité et la fiabilité du BNC sont avérées. Pour autant, certains n'en démordent pas et désirent du XLR ! TVC a entendu les demandes, le module est au point, ce sera moins bon aux mesures, et d'ici fin février la version XLR sera disponible. S'il y a une demande pour le XLR, alors vous aurez du XLR !

Ci-contre, le PCB du SPDIF XLR Output
















 



Module d'horloge


Le second module, c'est une "clock", c'est à dire une horloge. 





Il faut comprendre deux points. Premièrement, TVC réalise un travail de veille technologique, par exemple en achetant des modules proposés sur le marché et en mesurant "la concurrence". Second point, les appareils utilisés pour les mesures sont extrêmement onéreux et sont totalement inaccessible à la plupart des entreprises tant leur cout est élevé a 80 k€ : ils ne coutent pas un bras, mais les deux, les jambes et un rein. Rémi développe des logiciels pour les micro processeur des téléphones portables : le traitement du signal numérique est son domaine. Tout cela pour dire qu'en utilisant les bons appareils de mesures, avec les bons protocoles et les bonnes interprétations, alors on peut considérer que "les mesures sont en bétons". 

Récemment la lecture d'un site faisait sourire : le type mesure le signal SPDIF des ces lecteurs (de CD, pas les lecteurs de son site) avec un oscilloscope dont la bande passant est de 5Mhz. Or il faut un appareil 350Mhz pour effectuer les mesures correctement ! Cette personne trouve toujours la même mesure et ses sondes sont merdiques : il mesure en fait son scope et ses sondes...
 
Pour revenir aux clocks et aux mesures, les horloges de Rémi sont meilleures aux mesures d'un facteur 10 au moins. C'est pour cela que les vendeurs d'horloge ne fournissent pas leurs chiffres, l'acheteur éventuel pourrait comparer !
 
Ensuite, à cause de la disparité des composants, il est nécessaire d'effectuer un tri des horloges. On trouve des variations dans les performances en matière de précision qui varient de 1 à 10. Trois séries sont réalisées (ABC) et numérotées, et l'on connait donc les meilleures que l'on pourra installer dans nos prototypes. Le module clock est vendu entre 120 et 200€ selon sa catégorie, ce qui est ridicule par rapport aux tarifs des "concurrents" que l'on sait loin derrière en terme de performances pures.
 
La précision de l'horloge est prépondérante pour découper précisément le signal qui sort de la mécanique et pour qu'il soit bien traité dans le reste du lecteur : plusieurs types de jitters sont en oeuvre, le jitter résultant étant terrible d'un point de vue sonore. Lorsque l'horloge va trop doucement ou trop vite, c'est pas mauvais d'un point de vue sonore, à condition de rester pas trop loin de la fréquence correcte (50 ppm). Lorsque l'horloge fluctue, alors là c'est terrible. Personnellement je n'ai qu'un appareil pour mesurer la précision, pas la fluctuation.
 
En ayant une mécanique qui sort toutes les données (ce qui est le cas de tous les lecteurs, à moins d'une panne) puis une horloge précise (avec un jitter maitrisé) et une bonne sortie SPDIF, on transforme n'importe quelle saucisse en tuerie.
 
C'est presque vrai, car il reste un problème : le filtrage de l'alimentation qui influe et vient parasiter tous les circuits, clock et SPDIF (un petit filtre Shaffner sur l'alimentation du lecteur arrange bien les choses pour 10 à 20€). L'horloge de Rémi dispose de son propre régulateur de compétition, meilleur que la plupart des régulateurs modernes dit "low noise", donc le bruit d'alimentation et autres considérations ne perturbent pas le fonctionnement du module. D'autre part le module SPDIF est quasi insensible à la qualité de l'alimentation.
 
Par contre, intégrer une clock Selectronic est difficile sans une expertise du modèle. Entre CD94 et CD931 il existe des différences opératoires... Alors que les modules proposés par TVC sont intégrables de partout et surtout SANS MASSACRER l'investissement : ils sont petits et "piquent" le signal pour générer le SPDIF. Pour l'horloge, il faut parfois dessouder mais l'on peut revenir en arrière. Pour les appareils Micromega nous n'avons aucun SM, mais comme nous commençons a être experts des appareils Philips et Marantz et que Micromega utilise les composants Philips à la base, nous sommes en train de devenir des experts ! Nous avons presque tous les modèles Mircomega sous la main !

L'idée importante résumant la démarche c'est que contrairement à la proposition courante qui consiste à dire que dans le convertisseur on va s'occuper de tout, les modifications TVC proposent de réduire le jitter à la source. De fait, les convertisseurs travaillent au mieux !
 
Par l'intermédiaire de ses différents chroniqueurs et amis, TVC dispose de la capacité à essayer du matériel (la passion depuis bientôt trois décennies...) et donc nous avons une bonne vision (et du recul) du matériel produit depuis plusieurs décennies : finalement nous avons une bonne idée de ce qui marche et de ce qui fonctionne moins bien.
 
En matière de réduction du jitter, le Genesis Digital Lens fonctionne... C'est un des seuls appareils dont le fonctionnement correspond à l'argument de vente. Le Genesis Digital Lens réduit le jitter (mais ne l'élimine pas totalement) et propose une sortie SPDIF <5ns de front de montée. Les modules proposés par TVC sont à 2.5ns.

Mais c'est vrai, nous n'avons pas TOUT essayé. De plus, sont chroniqués de préférence sur TVC les bons appareils plutôt que ceux qui ne marchent pas, c'est plus agréable pour tout le monde !



Pré-amplificateur numérique



Puisque le Genesis Digitla Lens montrait la voie il y a dix ans, le projet d'un "préampli" numérique est dans les cartons de TVC. Un peu plus que dans les cartons d'ailleurs, puisque qu'il est en train de prendre vie. Et contrairement au marché qui propose souvent plusieurs entrées routées vers plusieurs sorties, le préampli numérique TVC va offrir bien davantage, dont par exemple une sortie SPDIF à 2ns... Mais chut !


Qualité du signal de sortie...
Une partie du PCB

 
La carte principale :



































Et pour ceux qui aimeraient utiliser les modules dans leurs propres appareils, voici une idée des tarifs :

80€ la sortie SPDIF
120€ une clock C
150€ une Clock B
200€ une clock A
100€ la sortie XLR
cable BNC-BNC sertis : de 50€ / 60€ pour 1 mètre et jusqu'à 5 mètres selon approvisionnement.
1 clock + une sortie =  - 20%