Kenwood - Drive
DPX-9010
Le transport Kenwood DP-X9010 a été lancé dans le début des années
1990, juste avant que le fabricant ne lance la marque Accuphase.
Celle-ci devant reprendre le flambeau du haut de gamme et laisser la
maison mère se charger des produits «bruns».

On retrouve le même principe de gestion du disque que sur les premiers
lecteurs CD Accuphase : un tiroir coulissant posant le disque sur l’axe
d’entrainement. Ce n’est pas étonnant : la paternité de ce lecteur
revient aux mêmes ingénieurs.
Il ne comporte pas de décodeur : il faut lui adjoindre un DAC ou un
ampli comportant un décodeur interne pour en profiter, à utiliser sur une des deux sorties SPDIF cinch ou Toslink :

A sa sortie le
DP-X9010 était accompagné de l’amplificateur DA-9010 de la même marque.

Le lecteur est basé sur une tête de lecture Sony réalisée spécialement
pour ce lecteur. On ne trouve bien évidemment plus ces têtes.
Heureusement il existe des têtes compatible en cas de panne. Elles
remplaceront l’originale, moyennant quelques branchements spécifiques.

Je recherchais ce lecteur depuis un bon moment : j’avais lu sur le
site www.lampizator.eu
une critique plus que sympathique et surtout le look de ce lecteur
m’avait tapé dans l’oeil : grand affichage central, couleur noire, pas
de fioritures.
J’ai fini par tomber dessus par hasard sur le site «ministère des
prix». A 180 euros j’ai sauté dessus. Cette platine se vendait plus de
6000 francs (1000 euros) de l’époque. A réception du colis je n’ai pas
été déçu : ce monstre pèse plus de 10 kg. Elle était dans un état
cosmétique proche du neuf. A part deux ou trois tous petits éclats, pas
une trace d’usure. A se demander si elle avait vraiment servie.
Chaque carte électronique de ce lecteur repose sur de petits
amortisseurs en plastique.
La platine se découpe en quatre zone, la carte d’alimentation du Servo.
La carte Servo (gestion de la lecture), la carte de transcription (avec
l’horloge en suspension dans son carcan d’aluminium) et la carte de
transmission (sorties numériques).

La première lecture par contre ce ne fut pas l’extase : pas moyen de
lire un CD-R et les disques du commerce étaient retranscrits avec une
jolie distorsion bien audible dans le médium et sur les voix. Horrible.
J’achète donc le précieux Service Manual et je lis les instructions
pour effectuer les réglages. Pour cela il me faut le CD de test Sony
YEDS-18 (ou CD de test n°4). Le plus grand des hasards me mets sur sa
route : mon ami Google me le trouve en deux secondes. 283 Mo de
téléchargement plus tard, je grave le CD. Je me rends alors chez un ami
électronicien de métier, pour profiter de son matériel (oscilloscope,
générateur HF/BF, appareils de test divers) et surtout de sa grande
connaissance dans le domaine. En une heure la platine est réglée. Nous
insérons un CD gravé bien rayé dans le tiroir et j'appuie sur PLAY. Le
disque est parfaitement lu et restitué. Ouf ! Je rentre chez moi et je
branche la platine à mon DAC. Elle remplace une honorable Philips CD
304 MKII.
Depuis je me régale d’utiliser cette vieille aristocrate. Elle est
parfois un peu capricieuse sur les changements de piste mais est
vraiment très agréable au jour le jour. Son look sobre et puissant me
fait à chaque fois le même effet : c’est vraiment chouette de profiter
du luxe . N’en doutez pas, elle fait vraiment partie de la haute !
Jean-Philippe P. Mai Juin 2009
Les pieds spécifiques
