The Vintage Corner


MICROMEGA - TDrive



Micromega T-DRIVE


On continue l'exploration de la gamme des produits Micromega, en consacrant quelques lignes au Micromega T-Drive. Pour être honnête, TVC ne dispose pas d'exemplaire (pour l'instant) de ce beau modèle, cela signifie qu'il ne faut pas attendre un compte rendu d'écoute !

Avant d'aborder le sujet, quelques précisions sur la gamme. Le T-DRIVE a connu une seconde version, nommée T-DRIVE 2, identifiable immédiatement par l'inscription sur la façade arrière (T-DRIVE2) et face différente. TVC dispose d'un  T-DRIVE 2 et vous pouvez consulter l'article de Rémi sur le sujet.

Ci-dessous le T-DRIVE à gauche et le T-DRIVE2 à droite :




Les deux modèles T-DRIVE T-DRIVE2 sont des "Drives" : des lecteurs sans convertisseurs intégré. Les deux versions partagent le même boîtier, mais l'intérieur est est assez différent :

Le TDrive est chroniqué dans La Nouvelle Revue du Son de Septembre 1993. Il y est présenté en compagnie de son convertisseur associé : le T-DAC. Le prix respectif des machines est de 8990F pour le drive et 5990F pour le DAC, soit environ 1800€ et 1200€ en tenant compte de l'inflation. On le voit, nous ne sommes pas dans l'entrée de gamme !


Dans la peau du Micromega TDrive


Voici une vue d'avion de l'intérieur du TDRIVE. On reconnaît tout de suite le transformateur bleu de marque Schaffner, sur la carte d'alimentation située en bas. Bien que la mécanique soit acoquinée à un chariot en plastique, on identifie et salive à la vue de la très belle et sensuelle Philips CDM9 en métal.

Les cartes électroniques sont disposées de manière à éviter les rayonnements parasites, et placées sur silent-blocs pour éviter les effets microphoniques qui pourraient troubler le traitement des informations. Le câble d'alimentation interne passe par un petit tunnel pour cheminer jusqu'à carte d'alimentation.

[IMG]http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Micromega/TDrive/RafaelLowRES/TDrive_Inside.jpg[/IMG]






Retour de mécanique


La CDM9 était affublée par Philips du suffixe Pro, il s'agit donc d'une CDM9-Pro et pour être tout à fait exact d'une CDM9/65. Contrairement à d'autres CDM non "Pro" comme la CDM9/44, la lentille de la Pro est en verre : en 1990 le bruit courait qu'avec le temps les lentilles en plastique allaient finir par s'opacifier, alors qu'une lentille en verre était éternelle... Audiophiles en herbe, nous ne comprenions pas tout du discours commercial, mais la réflexion que nous nous faisions, c'est qu'à terme nous changerions pour une meilleure platine, bien avant que l'opacification survienne ! Le suffixe Pro chez Philips vaut aussi pour l'utilisation d'un moteur à effet Hall (presque) inusable ainsi qu'une conception en aluminium.

Dans la nomenclature du constructeur, il s'agit de la dernière mécanique à bras galvanométrique et "single beam", c'est à dire un seul rayon. Après la CDM9 le déplacement est devenu linéaire et trois "beams" afin d'accroitre la vitesse de lecture : lire tranquillement le CD est parfait pour une utilisation audio, mais l'informatique avait besoin de vitesses supérieures dans la lecture et les déplacements.

La  Philips en version plastique (9/44) est encore "trouvable" chez Donberg, mais la 9/65 semble impossible à retrouver.

http://www.donberg.ie/descript/c/cdm_9-44.htm

Pour sa part, la TDrive2 utilise une CDM12.4, largement disponible, par exemple chez Donberg autour de 70€ toutes taxes comprise et port ...

La mécanique dans le TDrive est suspendue en trois points comme l'indiquent les vis claires visibles sous le boitier et prend place dans un superbe boitier métallique en U, sous lequel une plaque en matériaux amortissant est disposée. Le boitier repose sur trois pieds en caoutchouc.



Acutrans


Comme la mention Acutrans l'indique en façade, le signal SPDIF est généré via la carte spécifique mettant en oeuvre le système mis au point par Micromega. Ce système est trés efficace pour réduire le jitter et proposer d'excellents fronts de montée.

La photo des fesses de l'appareil montre pléthore de connecteurs pour véhiculer le signal SPDIF : XLR, RCA, Toslink ! La sortie XLR est réputée la meilleure des trois.

A gauche, le compartiment fusible, le connecteur secteur, l'interrupteur de mise sous tension.




Le modèle T-DRIVE dont les photos sont tirées a été mise en vente sur la baie par Rafael Friedl, qui a gentiment envoyé les photos en haute résolution de son bel appareil. Merci Rafel !