The Vintage Corner


MICROMEGA - TDRIVE 2

On continue l'exploration de la gamme des produits Micromega : après quelques lignes consacrées au Micromega T-Drive, Rémi signe un article sur le T-DRIVE 2.

Micromega T-DRIVE 2

Rémi, Octobre 2009

Micromega est pour moi, une marque particulière. Son créateur avait pour ambition de proposer des appareils originaux de haute technicité a des tarifs raisonnable. Nous avons tous en mémoire les lecteurs à chargement par le haut, les DAC plutôt musicaux, tout cela grâce un savoir faire en électronique professionnelle. Dans le début des années 90, Micromega était une société en  pointe dans l'audio numérique, cela est immédiatement visible dès l'ouverture d'un appareil.  Mais comme pour le reste de mon équipement je ne m'intéresse qu'à la première période. Suite à des problèmes de fiabilité, la société Micromega est repartie sous le nom de HD Micromega avec une gamme de produit bien standard : plus de drive orignal, plus de DAC, même si les lecteurs sont orignaux dans leur conceptions. 
 
Présenté dans un boîtier étroit et compact, le T-Drive 2 présente une mécanique Philips CMD12.4 (toute en plastique) alors que le Micromega T Drive, son prédécesseur, est basé sur une CDM9 Pro.

La CMD12.4 est une mécanique complètement différente qui permet le changement de piste rapide. Ce drive est la première mise en œuvre de la CDM12.4 jusque la utilisée sur des appareils de qualité courante. Comme toujours avec Micromega il n'y a pas de Service Manual, on se débrouille comme on peut.
Néanmoins, on trouve le manuel d'utilisation chez Micromega. Et puis cela développe l'esprit, car on est obligé d'imaginer le schéma.


Le boîtier

L'aspect extérieur est plaisant, avec une façade en aluminium brossé épais et la sérigraphie en est anglais. Les touches sont à impulsion et de bonne qualité.




L'aspect extérieur est plaisant, avec une façade en aluminium brossé épais et la sérigraphie en est anglais. Les touches sont à impulsion et de bonne qualité.



Mon exemplaire est le 0077 !

De toute façon, avant même d"écouter un appareil que je viens d'acquérir, je commence par l'ouvrir pour découvrir son intérieur. Le boite en aluminium épais inspire confiance et je peux commencer le tour du propriétaire.

Trois sorties audio numériques : XRL balanced 110 ohms; Une RCA SPDIF 75 unipolaire; et sortie optique "plastique" mais pas de BNC, ni de sortie optique "glass".




A l'intérieur



La carte servo

la carte servo (gestion de la mécanique) couvre tout le fond du boîtier, comporte un microcontroleur avec son eeprom étiquetée "T-DRIVE 2 V1.5". Ce qui il y a de remarquable est qu'il n'y a pas de circuit spécialisé, Micromega a conçu sa carte Servo de A a Z. Cela donne une idée de la réelle compétence de l'équipe de conception de cet appareil. J'en suis impressionné. Toutes les résistances sont de type 1% de précision de la meilleure origine. Le circuit imprimé est en epoxy double face et trou métallisés, ces composants discrets pour le pilotage des moteurs à courant continu, autant de régulateurs de tension qu'il en faut, le plus important est que cette carte a un degré de maintenabilité élevée. De l'électronique professionnelle, manifestement fabriqué en France.

Un transformateur Schaffner alimente cette carte servo, qui utilise pour les liaisons entre carte un type de connectique que je connais, j'ai l'utilisé les même pour réparer mon TEAC T1. C'est nettement plus solide et durable que les nappes très fines que l'on trouve dans les électroniques dites "consumer".  Le consumer est une classe d'appareil que l'on pourrai résumer : "Çà marche quelque temps et à la premier panne, on le jette". Les circuits intègres Philips sont situés sous la platine et sont au nombre de 3 : SAA 745QP, TD1310, 35472

Ce qui me permet de passer à la carte SPDIF_OUT ( c'est moi qui la nomme comme cela). La carte de sortie est indépendante et a sa propre alimentation, un tel luxe est rare mais cela est cohérent avec l'oscillateur de précision utilisé dans cette appareil.







Accutrans


Sur la face avant ce drive est frappé de ce sigle ainsi que d'autre appareil de la gamme Micromega. La sortie est localisé sur une carte électronique a part.



Sous le connecteur rouge, on aperçoit l'oscillateur 33,8688 Mhz et un examen approfondi montre un 74AC74 le circuit classique des ces sorties. Acutrans est organisé autour d'opto-coupleur pour réaliser la sortie isolée. L'horloge produite par l'oscillateur se situe du coté châssis, et en passant par un opto coupleur est mélangée avec les donnés audio-numérique par la bascule D. c'est un schéma proche de ce que l'on trouve dans le Digital Lens qui est postérieur de 4 années.  La carte Acutrans a son propre transformateur et son alimentation avec régulateurs. C'est une conception sans compromis.


Du flanc mou ou une réalité ?


Rien de tel qu'une vue du signal à l'oscilloscope pour savoir si les précautions prises par Micromega sont efficaces :



Un superbe signal SPDIF comme celui proposé par le module SPDIF que j'ai conçu, avec moins de niveau (mais ce n'est pas essentiel). Force est de constater que le système Acutrans est une réalité, voici quelques explications.

Une partie SPDIF demande une isolation galvanique. On peut utiliser des transformateurs inusable, ou des opto-coupleurs qui ne sont pas éternels !

Dans cette vision il a deux référentiel de masse : celui la machine et celui de l'interface. Dans le concept d'ACUTRANS, l'horloge et les donnés sont transportées dans le domaine de l'interface. La sortie SPDIF est bâti autour d'une bascule pour encoder l'horloge avec les données pour former le signal SPDIF. La bascule étant dans la partie interface et son signal sort directement. Comme les ingénieurs de Micromega ont utilisé un 74AC74 le signal de sortie propose des temps de montée et descente intéressant.

On rencontre cette sorte de sortie SPDIF dans le Digital Lens de Genesis.



Conclusion technique


Acutrans est une solution de haut niveau (même si elle n'est pas en BNC). L'ajout d'un module SPDIF BNC est nettement mois évident, car les performance après un câble de 2 mètres l'oscillogramme sont de haut niveau.

A mon avis, les machines de cette époque avec la mention Acutrans sont dignes d'intérêt pour plusieurs raisons:

Certes, on n'a pas le luxe d'une mécanique TEAC P2 ou P10, mais le Micromega fonctionne très bien sur mon Wadia.

Économies d'énergie
Le driver éteint tout seul au bout de dix minutes, tout en maintenant la tension sur la carte de sortie et donc l'oscillateur pour un redémarrage rapide des que l'on appui sur l'une des touches en face avant.
 
Ecoute
Cela fait deux jours que je passe mes disques. Comme je vais prêter mon TEAC T1 pendant quelque temps, c'est en confiance que ce drive le remplacera. Je ne suis pas déçu avec une écoute avec un Wadia X64.

Pour moi la question est de savoir comment ce drive bien conçu et construit se situe par rapport à mon TEAC T1 largement modifié.



Changement de la tête de lecture CDM12.4


Un lecteur de CD d'occasion a toujours une histoire. Par exemple, celui ci a de temps de temps des absences d'un seconde ! Je me dis que cela n'est pas grave que cela doit être du au disque, je change d'avis quand je constate que le problème se produit sur une autre disque. Et puis lorsque j'ai eu a oeuvrer sur le TEAC T1, j'ai construit l'hypothèse que le mécanisme de déplacement de la tête de lecture est primordial et que sans être en panne, une platine d'occasion donne des résultats en retrait par rapport à ceux de sa jeunesse. J'ai commandé chez Dongberg une tête CMD12.4/05 pour une somme de 70 euros et :



La mécanique du Micromega est constitué de trois éléments :


Pour changer la tète de lecture, il fait avant tout sortie l'ensemble de la mécanique sans oublier de débrancher les deux connecteurs et la nappe. Ensuite il faut défaire le bloc en plastique souple (4) a l'aire d'un petit tournevis et hop la veille platine tombe. On remonte la nouvelle tête avec soin pour replacer les blocs souple dans les encoches  Tous va bien, la nappe prend naturellement sa place et... Enfer et damnation ! Ce n'est pas le même connecteur pour la commande des moteurs (spiddle, track) !

Le drive Micromega a un connecteur au pas de 2.54 mm, et la platine présente un connecteur ressemblant mais plus petit, et toute façon le câble est trop court dans le T DRIVE. Après une séance de fer a souder pour récupérer le toron multicolore et le remontage sur la mécanique neuve, nous y voila. Une fois que la mécanique est vissée, il faut connecter la nappe orange, ce qui peut être réalisé avec une paire de brucelles. Je mets le drive sous tension et un disque et le système m'annonce "No Disc".

Me voila pas franchement heureux. Je démonte le capot et observe la mécanique de près, puis je débranche la nappe orange et la rebranche... Et je vois de la vie : la tête avec la lentille s'agite. Je met un disque et voila le disque est reconnu.




Après écoute de plusieurs CD, je n'ai plus ce trou de lecture que j'avais constaté sur la mécanique d'origine. C'est une affaire réglée !