Soulevons le capot de la DX-708 et après avoir été ébloui par
le superbe châssis cuivré, l'usage de la vue étant revenu, effectuons
quelques constatations.
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_2001.jpg
Le
capot que l'on a en main dispose d'une plaque en caoutchouc pour
absorber les résonances. Le beau châssis cuivré, l'agencement des
composants, la belle mécanique centrale, les deux transformateurs
séparés et enchâssés dans des capots blindés, les beaux condensateurs
Nichikon
avec armature en cuivre, tout cela est véritablement agréable à l'œil,
même lorsque l'on regarde les dessous de la dame, et a certainementcoûté bien cher en cuivre !

http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1968.jpg
Par
contre, le châssis est moins rigide qu'une
Teac P10 par exemple : il ne
s'agit pas d'une boîte rigide, mais d'un classique châssis de support,
avec des tôles moins épaisses, et comparé au
Teac P10 cela n'est pas
construit avec le même soucis maladif de lutte contre les vibrations.
Les flancs du DX-708 sont en plastiques et ne sont maintenus que
lorsque la fine tôle du capot est remise en place. D'un autre côté, on
ne tire pas dans la même catégorie, le prix n'était pas le même.
Le
tiroir métallique qui accueille le disque est superbe, on est loin des
appareils tout plastique : Onkyo n'a pas mégoté, du moins pas sur tous
les plans. Superbement ajusté, métallique, il est fin et sa cinématique
est impressionnante de précision. Le discours conventionnel sur le
sujet est qu'un tiroir lourd dispose de l'inertie permettant de lutter
contre les vibrations (de la mécanique lorsqu'elle travaille. Peu
m'importe le discours finalement, habitué aux mécaniques avec un tiroir
en métal (que voulez vous, on a chacun ses petites marottes) je
manipule avec ravissement celui de
l'Onkyo
: il est fait pour moi ! Autre avantage, lorsque l'on bricole : le
tiroir est marqué "Onkyo" : cela permet de retrouver dans l'atelier le
bon tiroir pour la platine que l'on est en train d'ausculter.
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1958.jpg
Petite
curiosité de ce tiroir : contrairement aux habituelles courroies bien
connues de tous qui finissent par s'user, l'entraînement est ici
réalisé par une courroie renforcée mécaniquement !
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1957.jpg
En
dépit de ce que l'on pourrait croire, le DX-708 n'est pas "motorisé"
par une lentille Sony KSS-151A (comme on en trouve dans les platines
Teac P10 par exemple) : il s'agit d'une NEC SPU3011 "magnetic".
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1962.jpg
L'appellation
"magnetic" provient, selon moi, du palet presseur magnétique, situé sur
l'arceau très rigide qui prend appui sur les deux faces du cadre
entourant la mécanique : moins beau qu'une mécanique Teac métallique,
mais de la belle ouvrage !
Un peu d'histoire et de digressions
autour de la NEC SPU3011 "magnetic". Elle a été utilisée sur d'autres
machines d'Onkyo. Citons donc les 706-708-788F, ainsi que le vénérable
3800 et la série 6750 / 6770 / 6800 / 6850 (706) / 6870 (708) / 6890.
L'Onkyo DX-3800 a été la première "machine" identifiée par les audiophiles (français) et coûtait environ 3800 F. Elle a été
chroniquée
dans la NRDS en septembre 1990. La série DX a été disponible peu après
la commercialisation du 3800, dans les années 1990, en commençant par
le DX-700 et le DX-708 venait s'inscrire au sommet de la gamme.
A
noter que le lecteur 6890 est une superbe machine (aperçue seulement en
photo) qui dispose aussi de sortie XLR. Je suppose qu'il s'agit de la
même machine que la 788F, et je suis persuadé qu'il s'agit d'un lecteur
véritablement intéressant.
Bonne nouvelle pour toutes ces
machines : la lentille est disponible chez JustOne pour un peu plus de
30€ si je ne me trompe pas !
Et une vue permettant de mieux voir la lentille du 708 :
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1956.jpg
La
mécanique centrale intégrant cette lentille est une belle construction,
avec une toute petite restriction : le moteur à effet Hall que l'on
trouve souvent sur les Teac est ici implémenté dans une version "
low cost"
avec un rail en acier d'un seul côté, et un rail en plastique de
pétrole de l'autre côté. Autre ressemblance avec les Teac, on retrouve
sur le haut un "portique" métallique qui supporte le "palet presseur",
un petit palet magnétique. En matière de moteur à effet Hall, Rémi
indique qu'il s'agit surtout d'une mode mais que l'absence de balais
laisse aussi espérer une durée de vie supérieure.
De chaque côté
de la mécanique sont disposées les cartes que l'on peut décrire
grossièrement comme la partie asservissement à gauche et la partie
traitement du signal à droite. C'est plutôt beau et propre, à cent
lieues du
Luxman LV107u
(que j'apprécie pour sa musicalité) sans un fatras visible de nappes
qui traversent le boîtier : tout cela inspire confiance.
http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Onkyo/DX-708/IMG_1954.jpg
Une vue de près des deux transformateurs dans leur livrée
antimagnétique :
La conversion est confiée à l'attelage de deux
SM5861
AP ( DAC delta sigma) avec deux
SM5813
AP
( Filtre numérique sur échantillonneur 8x) dont j'avoue ma profonde
ignorance. D'après la documentation il s'agit donc d'un système "delta
sigma" à
sur-échantillonage octuple. Rémi complète en indiquant le
passage de 16 à 18 bits et un filtre spécifique à 153 "taps".
En général le passage de 16 à 18 bits produit musicalement parlant un
recul du bruit de fond et un gain de linéarité sur les petits signaux.
Pour en savoir un peu plus sur les
taps, lire la
page du site
d'Eric et si vraiment le sujet vous intéresse, alors consacrez dix minutes à la lecture de cet
article .