Mise à jour juin 2009 : le T1 a reçu un
nouveau module d'horlogeLorsque TEAC sortit sa ligne VRDS de platine CD début des années 90,
je n'étais pas assez fortuné pour en acheter une. Et puis j'ai toujours
eu du mal à acheter un lecteur pour l'utiliser comme drive ! Alors, lorsque l'on me
proposa un drive VRDS T1, j'ai sauté sur l'occasion car désormais je souhaite le
marier un à convertisseur
Wadia X64.4.
Les boutons lumineux sont dignes
d'un appareil de studio d'enregistrement, c'est un régal pour les yeux !
Dans la taxinomie
TEAC, le drive T1
est doté d'une
mécanique CMK 4 et d'une tête de lecture KSS 240A.

Mon programme
Première chose à faire lorsque l'on se procure un nouvel appareil : acheter
sur le net le service
manual de la machine. Ce n'est pas très cher ( entre 7
et 15 $), et procure un gain de temps important, à moins que TVC le propose gratuitement !
Après mon étude des
câbles SPDIF
à 5€, je vois tout de suite un petit problème : le drive a une sortie
RCA et mon Wadia n'a pas de d'entrée RCA. (Dans l'hypothèse ou le Wadia
n'aurai pas de BNC, je commencerai par l'en doter). Bien que je puisse
confectionner un câble RCA - BNC en trente minutes (pour des résultats
insuffisants) je préfère doter ce drive d'une
véritable sortie BNC.
Comme tous lecteurs de CD sont sources de jitter, une des manière de
traiter ce défaut est de fournir une excellente horloge. Pour aller
jusqu'au bout de cet idée,
une sortie SPDIF avec un transfo violet
serait un plus, avec l'obligatoire connecteur BNC, évidement 75 ohms.
Quand je vois les
efforts importants qu'il faut déployer pour mettre en place une horloge, je
dis "bravo". Mais immédiatement je me pense : "On fait le maximum sur
l'oscillateur, mais on néglige le
transformateur SPDIF et le connecteur
de sortie du signal audio numérique".
Le
transformateur SPDIF de sortie et le connecteur de sortie sont aussi des sources
de jitter au même titre que l'oscillateur. si le circuit imprimé n'a été fait
dans les règles de l'art avec des pistes à impédance contrôlée, avec une
technologie simple face ce n'est pas possible de le faire, le mieux est
d'intercepter le signal à la sortie du processeur numérique (Sony CXD 2500AQ
sortie DOUT dans le cas du TEAC T1) et l'amener à la prise de sortie par un
câble coaxial.
A la lecture du manuel de maintenance (service manual), la sortie SPDIF
n'est pas isolée galvaniquement. C'est problématique. Une manière de
contourner la difficulté est d'utiliser
ma sortie SPDIF.
Mesures sur l'appareil d'origine
Le signal spdif avec RCA
Digital Lens me donne un écart entre le fréquence 44.1 kHz et un idéal de 5
ppm.
Évolutions
L'installation de l'oscillateur TCXO est assez facile, il y a une place
de plus plusieurs centimètres carré à proximité du processeur numérique
CXD2500AQ.
Confection de la sortie SPDIF
Installation de l'horloge
Il y a dans le système une tension +10 non régulée ce qui est parfait pour
alimenter le circuit horloge. Il suffira de tirer un fil depuis
l'alimentation.
La mécanique
Les sorties BNC ou RCA demandent un perçage du boîtier. Que se soit un nouveau
perçage, un agrandissement, les principes restent les mêmes. Percer dans un
trou dans une tôle fine est délicat. Alors voila comme je procède : je
commerce à percer avec un forêt de 3 mm. Ensuite j'enchaîne le 4, 5, et le 6.
J'arrête au 6 mm, car avec les forets plus gros, c'est tout d'abord un poil
dangereux, ça perce pas rond et mal.
Alors à partir du 6 mm, un alésoir conique et une queue de rat permettent
de monter le diamètre à 12.7 mm avec de la patience.
l'alimentation secteur
Je pense que le cordon secteur ne plaisait pas à un des précédents
propriétaires qui a effectué le montage d'une fiche femelle. Moi
j'ai un faible pour les prises IEC filtrés contre les émissions EMI. Un
appareil numérique est une source potentiel de parasites haute fréquence. Le
meilleur moyen de prévenir la pollution EMI est de monter une prise IEC
filtré. La pose d'un filtre à l'intérieur est moins efficace qu'une prise IEC.
Quand au câble secteur, je suis un réfractaire, je suis du genre : "le premier
câble ramassé dans une poubelle est le bon". Je sais que certain vont ne pas
être d'accord, mais un système numérique n'est pas un maillon analogique.
L'alimentation 5V est suffisante pour alimenter le système. Les appel de
courant s'il y en a sont pris en charge par le capacités de découplage puis
par la capacité de la carte, et ensuite sur 4700 µF de l'alimentation +5V et
-5V. Les appels de courant ne sont pas comme dans un amplificateur de
puissance. Une mesure du courant demandé par la carte dite "servo" serait la
bienvenue pour éclaircir ce point.
On trouve de nombreuses expériences d'audiophile où le bloc optique
devient avec le temps inopérant. Le lecteur refuse de lire la "Table Of
Content" du CD à lire. De mon coté je me souviens de ce qu'un maître de stage
(Labinal 1985) me disait lorsque'il comparait différentes techniques
d'isolation galvaniques pour la commande d'un transistor haute tension : les
opto coupleur c'est pas mal la première année, et ensuite les performances
décroissent. Les opto coupleur vieillissent. Mais une tête de lecture d'un CD
n'est pas un optocoupleur, pourrait-on m'objecter ? Le laser, le disque
réfléchissant et le récepteur ressemble à un opto coupleur. Pour moi, le
système de lecture est le point faible d'un drive. Et avant qu'il ne tombe en
panne, il doit être moins performant. C'est comme pour les condensateurs
chimique, il faut les changer au bout d'un temps, avant la panne totale.
Il est sur qu'avec une information comme le taux d'erreur du circuit de
lecture serait un excellent indicateur. Mais il ne faut faire peur à
l'audiophile, il ne comprendrait pas que son système numérique fasse des
erreurs en permanence.


Je viens d'acquérir un TEAC VRDS T1 dont je ne connais pas grand chose de son
histoire, je préfère changer la tête optique plutôt que d'attendre la panne.
Une tête Sony KSS 240A ne coûte pas très cher : 26 euros TTC, c'est moins
qu'un condensateur 15000 µF/63V de
Setton BS 5500.
La nappe en rideau

A l'intérieur de la machine, la carte électronique de pilotage de la mécanique
de lecture est reliée à celle-ci par une nappe au pas de 1.27 mm. Les signaux
de lectures et une partie des petits contacts de fin de course y sont
acheminés. Le précédent propriétaire m'avais averti du problème. Le
connecteur est fragile et la nappe ne fait pas bien contact. Quand le contact
est hasardeux, des disfonctionnements apparaissent. C'est illogique mais cela
est parfaitement explicable par la nappe en rideau. Cet élément de connectique
est à changer en priorité. Pour moi, il n'est pas fonctionnel. Un
petit tour dans le manuel de maintenance et le catalogue Farnell et voila le
nouvel ensemble qui va remplacer la nappe qui est bien fatiguée. Il savoir que
les connecteur et nappe ne sont conçus que pour une dizaine d'insertion et
d'extraction. Je pense mon TEAC dans sa vie précédente ( il doit avoir 10 ans)
a du subir trop de montage et de démontage.
Photos (c) Telco
L'implantation de la fiche IEC (mon gaufrier en a une) filtre à l'air
facile mais si on considère les points suivants :
Mon prototype est construit sur une plaque avec un plan de masse. Évidement
pour les prototypes, j'utilise des boitiers DIP classiques. Il faut aussi
noter que je n'utilise pas de connecteur. Le montage mécanique est assuré par
le prise BNC, le circuit étant de petit taille : 25 x 40 mm. Le PCB sera un
peu plus petit mais le form factor sera le même
Mesures de la sortie SPDIF d'origine TEAC

Un beau bien mou SPDIF de 0.5V. 25 ns de temps de monté ce n'est pas glorieux.
Cela donne une bande utile de 5 Mhz. Ce n'est pas grave, mon interface SPDIF
va changer tout cela.
Mesure du SPDIF après modifications

Avec une bonne électronique, voila ce que l'on obtient. Un temps de monté
et de descente autour de 2.1 ns. Les performances sont 10 fois meilleures que
l'original TEAC.
Au cours de l'expérience, je me suis aperçut que le 5V que je prenais au
plus proche près de interface SPDIF RCA, ne tiens pas la charge, il faut que
je trouve un autre point de prélèvement du 5V. Finalement il faut prendre le
5V sur le strap W312.
Lors de la prise du 5V première version, je me suis aperçu que le circuit
74AC04 était alimenté en 3.3V ce qui convient encore. Le tension de sortie à
1.22 V me convient mieux que les deux deux volts et plus.
En 5V, le résultat est différent

Autre point remarquable sur l'oscillogramme, sur le front montant il y a un
truc. !

Aie Aie une désappatation. J'ai du faire une erreur sur la maquette.
L'accident sur le front à mis hauteur est soit due à une réflexion
qui en revenant annile la montée et quand la réflexion disparaît la montée de
la tension reprend sa croissance, soit une commutation non simultanée.
Avec cette interface, le Wadia X64.4 et le Digital Lens synchronisent quand
même bien.
Une explication est un peu compliqué se présente : quand le signal monte
et franchi la valeur de basculement de la porte, les transistors de l'étage de
sortie sont conducteurs pendant un bref instant. Cela pour effet de pomper sur
l'alimentation et en conséquence faire varier legèrement le niveau de
basculement, d'ou l'oscillation résultante. Il y a deux manières de
régler ce cas. La première consiste en prenant un trigger de schmit qui ne
bascule pas au même niveau et avec son hystéresis prévient des
oscillations, le deuxième consiste en un meilleur découplage qui
aidera à diminuer le phénomème.
Après réflexion, un trigger de schmidt ( 74AC14) est plus aproprié pour cette
application.

le changement de circuit est benéfique, l'accident sur le font de monté
n'apparait plus. Le Le temps de monté est nominal pourrait-on
dire. En vert on a la mesure du courant consommé par l'interface SPDIF. Les
chiffres sont excelents, deux fois meilleur que ceux du Digital Lens qui était
déja très bon. Du temps de monté on peut en tirer une bande passante au
alentour de 170 Mhz. Les deux 2 V en sortie sont bien acceptés par un Wadia et
Digital Lens.
Mesures de courant
Il est instructif de connaître les demandes de courant de la carte
"Servo" mais aussi celle de l'interface SPDIF. Devant ce que l'on peut
lire à propos des tweak sur les TEAC, presque tous citent qu'il faut
changer les diodes de redressement par des BPW 98. Changer les diodes sans
savoir pourquoi ne me convient pas. Un drive est un système numérique, pas
un système analogique et la première caractéristique des systèmes numérique est
d'être insensible dans une large mesure des niveau de tension que ce
soit pour les niveaux haut et bas. Par exemple, dans la plupart
des système audio numérique, les circuits logiques de la famille HC ont
comme définition pour le niveau haut plus que 3.2V et pour le niveau bas,
moins que 2.8V pour une alimentation de 5V. Pour perturber un système
numérique, il faudrait des accidents de tension de l'ordre de 2 volt, inutile
de dire que le changement de diode est en dehors de ce champ.
Une mesure de courant est délicate il faut en général introduire dans le
circuit que l'on veut mesurer une résistance qui modifie le circuit donc la
mesure de celui ci. Il existe pour palier cela des sondes à effet Hall, qui
fonctionne en mesurant le champs magnétique induit par le courant circulant
dans le circuit. La sonde
Tektronix
TCP 202 permet cela sans ouverture du circuit. La tête permet de
s'accrocher sur un fil d'alimentation et d'afficher sur un oscilloscope la
trace du courant.
La sortie SPDIF consomme 38 ma, et la carte Servo consomme 360 ma
sur le +5V. L'alimentation a été concue pour le TEAC VRDS T1 et VRDS 7, et se
retrouve un peu sur dimensioné pour la version drive.
Réparation mécanique
Le drive a une poulie du transport de tête abimée. Cela nécessite son
changement, après l'électronique voici la mécanique et c'est une chose que de
percer dans le boitier un emplacement de la prise IEC ( travail à la scie à
métaux). Cela fera l'objet d'un autre article sur le TEAC VRDS
T1.
Mécanique bruyante
Un peu de ménage
Le moteur de rotation est un moteur avec balais ce qui ne se fait pas de
mieux. Sur des modèles de plus haut de gamme de CKM, TEAC utilse des moteurs
sans balais ( donc La commuation des phases par les balais sont une
source de pollution reconue.

Une recommandation que l'on peut lire ici et la est de découpler le moteur au
niveau le plus proche du moteur. Une solution est de le faire sur le
connecteur P481. Pour cela il faut démonté le chapeau pour mieux avoir accès
aux points de soudure.

Et le résultat au milieu de la photo, en bord de carte entre le pin 4 et 5 en
jaune, le condensateur 1n / 100V en céramique multicouche X5R. Une fois le
chapeau reposé, plus rien n'est visible.

Le condensanteur de 1 nF en céramique multi-couches donne un signal nettement
plus propre, cela ne peut pas faire du mal.
Conclusion
En occasion, deux machines TEAC sont recherchées pour faire un
drive assoicié à un DAC. Le TEAC VRDS10 et T1. Mais voila, le VRDS 10
est à mon avis plus complexe que le T1 qui est plus moderne. Quand au
VRDS 10 SE, encore plus récent est quand plus cher. Il utilise une tête
de lecture KSS 240 ce qui laisse penser que sa mécanique est un CMK 4.
Pour
ma part, le T1 est la machine qu'il me faut, de place à l'arrirèe du
boitier pour placer mes sorties SPDIF. Je dis mes sorties car après la
sortie SPDIF isolée galvaniquement, je compte lui adjoindre une seconde
sortie de mon cru a savoir une sortie optique à fibre optique en verre
dans quelques temps. Ansi j'aurai un driver à 4 sorties :
- SPDIF sur RCA ( origine)
- Optique TOSLINK ( origine)
- SPDIF sur BNC ( ajoutée)
- SPDIF sur Fibre de verre ( ajoutée)
Entretemps
j'aurais installé une horloge TCXO. Pour cela j'espere que le montage
pourra tenir dans le petit espace délimité par CDX2500.
En
lisant le service manual du TEAC P10 et celui du P2, on peut osberver
que le point ou le drive T1 est le plus en retrait, c'est son interface
SPDIF. Acheter un T1 à bas prix et le doter d'une interface SPDIF de
course est certainement une bonnée idée pour avoir un excellent
drive, qui devrait au minimum rivaliser avec un P10. Mais cela ne veut
pas dire que l'interface d'un P10 est au dessous de tout soupçons. Meme
si certains drives TEAC de la serie P comme le P2 disposent d'une
sortie SPIDF en BNC, je suis quasi certain que mon interface SPDIF sera
meilleure. La prochain fois que je descend dans le sud de la France, je
prend mon oscilloscope et mes cables sans oublier les chages 75 ohms,
et je mesure tout les lecteurs que je vois passer : CD94, P10, VRDS 10,
P0, Kenwood DP1100SG, Revox B226... Hé Hé.
Un
point négligé dans les drives et lecteurs utilisés comme tels est
l'interface SPDIF : elle est aussi importante qu'une horloge de
précision. Il est vrai que si l'on trouve plusieurs kits horloge à des
prix plutôt modiques (50 euros), ceux d'interface SPIDF sont plutôt
rares et mal présentés.
Ecoute
Ecoute
en direct sur le Wadia X64, l'image stéreo est superbe, les détails
sont là sur les disques que je connais. Comme toujours, je n'ai pas une
intallation suffisament au point pour écouter et juger. Mais je suis
impacient de comparer avec un TEAC VRDS 10 SE qui a la même mécanique
que le T1 sur des enceintes au dessus de tout soupcons, des Wilson
Audio WATT parfaitement mises en oeuvre. Ensuite on pourra
quantifier l'importance d'un interface SPDIF de qualité... Et enfin
j'installerai l'hologe !
Silence de la machine
Lorque
que le pignon était mal en point, la machine était bruyante au point de
m'inquétier un peu. Maintenant que le pignon est neuf, le transport de
la tête est doux et silencieux. C'est un plaisir !